« Plus les racines s’enfoncent dans la nuit dense de la terre, plus grand est le morceau de ciel que la ramure peut embrasser. » Michel Tournier

Shichi-go-san au pays du Soleil Levant

Célébration des 7 ans de la fille d’une amie

Une tradition au cœur des rituels de l’enfance

Le Japon est un pays très surprenant car  Moyen-Âge et XXIème siècle cohabitent joyeusement, selon le quartier de Tokyo que vous visitez.
De très nombreuses traditions continuent à y être célébrées, notamment celles concernant les ancêtres et les enfants.
Shichi Go San fait partie d’un ensemble de rites marquant les étapes de la vie d’un enfant japonais, depuis sa naissance jusqu’à l’âge adulte :

  • Omiyamairi (à 1 mois) : première visite au sanctuaire avec présentation de l’enfant aux divinités.
  • Okuizome (à 100 jours) : premier repas symbolique avec des aliments porte-bonheur.
  • Isshou mochi (à 1 an) : l’enfant porte un mochi de 2 kg sur le dos, symbole de prospérité et de santé.
  • Hina Matsuri (3 mars) : fête des filles, avec l’exposition de poupées traditionnelles.
  • Kodomo no Hi (5 mai) : fête des enfants, centrée sur les garçons.
  • Seijin Shiki (à 20 ans) : cérémonie de passage à l’âge adulte, marquant l’entrée officielle dans la vie civile.

Chacun de ces événements vient ponctuer la croissance de l’enfant, renforçant les liens entre famille, communauté et spiritualité. 
Shichi Go San est l’un des moments les plus visibles et médiatisés de ce parcours, notamment grâce aux tenues traditionnelles portées par les enfants.

Source

Origines de la fête shintoïste Shichi-go-san ( sept-cinq-trois )

C’est le nom de la fête des jeunes enfants qui célèbrent leurs 3 et 7 ans pour les filles auxquels s’ajoutent les 5 ans pour les garçons.
Elle a normalement lieu le 15 novembre mais les familles célèbrent cet événement à leur convenance, entre septembre et la mi-décembre.
Son origine est très lointaine car elle est née à l’ère Heian, (VIII-XIIème siècle), une époque où les enfants mouraient souvent en bas-âge.
Elle aurait débuté en 1681, le 15ème jour du 11ème mois pour prier pour la santé du fils aîné du shogun Tokugawa Tsunayoshi.
Comme les enfants de moins de 7 ans étaient alors sous la protection des dieux et n’étaient pas considérés comme des personnes, il fallait remercier les dieux de leur permettre de grandir, en les purifiant au temple shintoïste, ainsi étaient-ils désormais hors de danger.
Le choix de chiffres impairs porte bonheur. Encore aujourd’hui, les japonais attachent une grande importance aux jours « fastes ou néfastes  » !
La date du 15 novembre serait ainsi l’une des plus chanceuses du calendrier shintoïste.
J’ai vu moi-même l’un de mes étudiants, PDG d’une três grande entreprise, consulter le calendrier pour la signature d’un très important contrat.

Comment la fête se déroule-t-elle ?

Filles et garçons de 3 ans portent, pour la première fois, des kimonos.
À 5 ans, les garçons porteront leur tout premier Hakama (kimono masculin). 
Et, à 7 ans, les filles pourront échanger la corde de leur kimono contre le traditionnel obi, large ceinture.
Les parents portent également les vêtements traditionnels.

Kamigamo-jinja, sanctuaire shintô du dieu du tonnerre, Kamo Wakeikazuch, XIIe siècle, est l’un des plus anciens de Kyoto.

Ils se rendent dans un sanctuaire Shinto pour y prier Ujigami, la divinité de la famille et la cérémonie shinto se déroule en 5 étapes :

  1. Le kannushi, prêtre Shinto, procède à une purification rituelle des personnes présentes (enfants et familles) ;
  2. il énumère ensuite le nom de tous les enfants devant la divinité
  3. les enfants offrent alors chacun une branche tamagushi ;
  4. Les miko, prêtresses messagères des dieux (comme la déesse Iris dans la mythologie grecque) exécutent enfin une danse traditionnelle kagura, en faisant tinter des clochettes 

Les enfants reçoivent alors le Chitose Ame (bonbon de mille ans), long et fin et de couleur rouge et blanche, dans un emballage décoré d’une grue et d’une tortue, symbolisant chance et longévité (selon un vieux dicton, les grues vivent 1 000 ans et les tortues 10 000 ans).
Le blanc représente la pureté et le rouge, le feu qui permet d’éloigner les mauvais esprits. 
Cette coutume remonte à plusieurs siècles: vendus pour la première fois au temple Senso-ji durant l’époque d’Edo (1603-1868).

Cette cérémonie est-elle gratuite ?

Non, son prix moyen d’environ 60€ par enfant, offrande appelée hatsuhoryo remise dans une enveloppe  au nom de l’enfant.
De nombreux sanctuaires proposent des formules incluant le prêt de kimono, l’habillage de l’enfant, la cérémonie shinto et une séance photos à partir de ~ 150€.
La journée se termine souvent autour d’un repas de cérémonie en famille, dans un restaurant traditionnel ou proposé par le sanctuaire. 

À bientôt ! 🥢🥁

La gardienne des fleurs

Du français facile aujourd’hui, parce que destiné à de tout petits enfants et qui vous ravira également, je l’espère…

Je suis la gardienne des fleurs. Sans moi, ça ferait longtemps qu’il n’y en aurait plus. Je suis la lionne du jardin. Je ne suis pas molle comme un vieux chat, j’ai une carapace aussi dure que celle des tortues mais ne suis pas aussi lente qu’elles: si c’est nécessaire, je peux m’envoler comme un oiseau.

Oui, je protège les fleurs. Les fleurs sont très fragiles parce qu’elles sont souvent sucrées, et les pucerons veulent manger leur sucre, alors moi, je mange les pucerons pour qu’il y ait des fleurs.
Je les mange aussi parce que j’aime ça.

Il n’y a que les fourmis et moi qui aimons les pucerons. Les fourmis traient les pucerons comme des vaches pour avoir une goûte de lait. Moi, j’ai trop faim, je veux manger tout le puceron pas seulement une petite goutte de lait. Et si je ne le faisais pas il y aurait trop de pucerons et ils mangeraient toutes les fleurs.

Je suis la plus forte, je n’ai peur de rien. Alors, je m’habille en rouge pour dire à tout le monde que je suis la dangereuse gardienne des fleurs. Et que si vous attaquez les fleurs, je vais vous manger.

Et puis j’ai une arme secrète : le PIPIKIPU. Si un ennemi veut m’approcher, je sors mon arme secrète, le PIPIKIPU, et le voilà qui se sauve parce qu’il trouve que ça sent vraiment trop mauvais. Bon, je fais quand même attention parce que ça sent mauvais pour moi aussi.

L’hiver, quand il fait trop froid pour que je coure partout, je vais voir mes copines et nous nous rejoignons pour dormir ensemble et nous formons un gros tas, une boule, car nous sommes parfois un millier.
Personne n’ose venir nous déranger parce que mille amies ensemble qui se serviraient du PIPIKIPU, ce serait vraiment, mais vraiment terrible.

Et, je viens quelquefois chez vous pour m’y abriter.

Mais je suis alors symbole de chance, de bien-être et de bonnes nouvelles.

Je suis la lionne du jardin, je suis la coccinelle. J’adore marcher sur ton doigt.

J’aimerais aussi beaucoup parler avec toi, mais personne n’écoute jamais les coccinelles. Peut-être qu’il nous faudrait pouvoir parler plus fort.

Mais je suis l’un des personnages favoris dans les chansons pour enfants 


À bientôt 🌻🐞🐞🐞🌺