Mon premier “Ailleurs “

J’étais enfin dans l’un de ces pays de neige dont je rêvais depuis l’enfance..
J’étais au premier de mille ailleurs lointains qui construiraient désormais ma vie.. 

🦋.. Mais j’ignorais tout de la Finlande et rien ne m’enchante autant que l’imprévu et l’inconnu !
Un pays magique, de lacs et de forêts à perte de vue, de villes à taille humaine et un peuple cultivé.
Un pays à peine plus petit que la France mais moins de 6 millions d’habitants ! (~ 15/ km2).
Un pays qui parle le finnois, une langue aux origines incertaines, finno-ougrienne, unique au monde ! Et une 2ème langue officielle, le suédois.

Mais, fort heureusement pour moi, un peuple qui parle parfaitement l’anglais et plusieurs autres langues dont le français.

Chance extraordinaire,
le Centre Culturel me confia, entre autres classes, un cours de 3h, le samedi.

11 personnes, 10 femmes et un seul homme, tous retraités, qui parlaient le français aussi bien que moi et qui m’expliquèrent immédiatement qu’ils venaient seulement pour entretenir leur connaissance de la langue.

Bien embarrassée,
la presque débutante FLE que j’étais !!

🤔J’avais appris à enseigner pas à écouter ..

Je leur avouai alors que j’ignorais tout de leur pays et leur proposai de me le faire découvrir. Ils le firent, chaque samedi, avec talent et  enthousiasme car il s’agissait d’une joyeuse bande qui se connaissait depuis des années.

J’ai découvert grâce à eux toutes les facettes de la Finlande et nous étions devenus si complices qu’ils m’ont entraînée dans des aventures extra-scolaires que je n’aurais jamais imaginées.
Je vous en raconterai une la prochaine fois..

Ils commencèrent par leur chanson de geste, le Kalevala.

J’ai choisi de copier ce texte qui le dévoilera car je ne saurais mieux faire:

« Le 25 février 1835, quand Elias Lönnrot fait paraître Le Kalevala ou les Vieilles Chansons caréliennes du peuple finnois d’antan, il hisse le peuple finnois à hauteur de l’humanité tout entière : la somme poétique qu’il a récoltée auprès des bardes en Carélie du Nord et de l’Est, cette moisson de chants n’a guère d’équivalent dans l’héritage universel. Dans ce poème psalmodié se mêlent les voix du tragique, du lyrique et du magique. Le Kalevala contribue à enrichir notre patrimoine par l’incroyable profusion de ses récits, la beauté de ses chants, la richesse de ses tableaux et les gerbes de mots où se découvrent l’origine et le génie humains. Issu de poèmes et chants oraux authentiques, Le Kalevala fut d’abord présenté comme une reconstruction, celle d’une hypothétique épopée engloutie. On sait aujourd’hui que c’est en fait le grenier, désormais ordonné, de milliers de vers, poèmes, chants et ballades qui furent collectés au XIXE siècle dans les villages des terres finnoises. Qu’a-t-on sauvé de l’oubli ? Des bribes ou l’essentiel ? Cet oubli était-il inéluctable, ou bien est-il venu avec l’écriture et l’irruption du monde moderne parmi ceux et celles qui en faisaient le chant de leurs semaines ? Ils ont disparu, les chants sont figés et fixés. Les hommes chantaient jadis, en communion avec l’univers. Leurs chants sont ici, magnifiques vecteurs poétiques du savoir et du plaisir »

À bientôt, dans 2semaines 🇫🇮🇫🇮 …

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