Aujourd’hui pas de nouvel article mais une nouveauté: découvrir les subtilités du français à travers les mots disparus et l’étymologie de ceux toujours utilisés, illustrés avec des images .
À bientôt pour un nouvel article 🌺🦋
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Le Japon est un pays très surprenant car Moyen-Âge et XXIème siècle cohabitent joyeusement, selon le quartier de Tokyo que vous visitez.
De très nombreuses traditions continuent à y être célébrées, notamment celles concernant les ancêtres et les enfants.
Shichi Go San fait partie d’un ensemble de rites marquant les étapes de la vie d’un enfant japonais, depuis sa naissance jusqu’à l’âge adulte :
Chacun de ces événements vient ponctuer la croissance de l’enfant, renforçant les liens entre famille, communauté et spiritualité.
Shichi Go San est l’un des moments les plus visibles et médiatisés de ce parcours, notamment grâce aux tenues traditionnelles portées par les enfants.
C’est le nom de la fête des jeunes enfants qui célèbrent leurs 3 et 7 ans pour les filles auxquels s’ajoutent les 5 ans pour les garçons.
Elle a normalement lieu le 15 novembre mais les familles célèbrent cet événement à leur convenance, entre septembre et la mi-décembre.
Son origine est très lointaine car elle est née à l’ère Heian, (VIII-XIIème siècle), une époque où les enfants mouraient souvent en bas-âge.
Elle aurait débuté en 1681, le 15ème jour du 11ème mois pour prier pour la santé du fils aîné du shogun Tokugawa Tsunayoshi.
Comme les enfants de moins de 7 ans étaient alors sous la protection des dieux et n’étaient pas considérés comme des personnes, il fallait remercier les dieux de leur permettre de grandir, en les purifiant au temple shintoïste, ainsi étaient-ils désormais hors de danger.
Le choix de chiffres impairs porte bonheur. Encore aujourd’hui, les japonais attachent une grande importance aux jours « fastes ou néfastes » !
La date du 15 novembre serait ainsi l’une des plus chanceuses du calendrier shintoïste.
J’ai vu moi-même l’un de mes étudiants, PDG d’une três grande entreprise, consulter le calendrier pour la signature d’un très important contrat.

Filles et garçons de 3 ans portent, pour la première fois, des kimonos.
À 5 ans, les garçons porteront leur tout premier Hakama (kimono masculin).
Et, à 7 ans, les filles pourront échanger la corde de leur kimono contre le traditionnel obi, large ceinture.
Les parents portent également les vêtements traditionnels.

Ils se rendent dans un sanctuaire Shinto pour y prier Ujigami, la divinité de la famille et la cérémonie shinto se déroule en 5 étapes :

Les enfants reçoivent alors le Chitose Ame (bonbon de mille ans), long et fin et de couleur rouge et blanche, dans un emballage décoré d’une grue et d’une tortue, symbolisant chance et longévité (selon un vieux dicton, les grues vivent 1 000 ans et les tortues 10 000 ans).
Le blanc représente la pureté et le rouge, le feu qui permet d’éloigner les mauvais esprits.
Cette coutume remonte à plusieurs siècles: vendus pour la première fois au temple Senso-ji durant l’époque d’Edo (1603-1868).


Non, son prix moyen d’environ 60€ par enfant, offrande appelée hatsuhoryo remise dans une enveloppe au nom de l’enfant.
De nombreux sanctuaires proposent des formules incluant le prêt de kimono, l’habillage de l’enfant, la cérémonie shinto et une séance photos à partir de ~ 150€.
La journée se termine souvent autour d’un repas de cérémonie en famille, dans un restaurant traditionnel ou proposé par le sanctuaire.

À bientôt ! 🥢🥁
Et aujourd’hui, la mienne fait grève !!
voici donc pour la suppléer un vocabulaire printanier en images :
Averse de pluie, grêle ou neige aussi brèves que violentes, lors du passage de l’hiver au printemps, aux mois de mars et d’avril
Giboulée:: peut-être de l’occitan « gibe »: charge et du suffixe « oulée »; la giboulée serait une charge de mauvais temps.

l’odeur de la terre après la pluie
du grec:: petra pierre et ichor: le sang qui coule dans les veines des dieux.

Et 2 dictons » En Avril, ne te couvre pas d’un fil » et » En Mai, fais ce qu’il te plaît «

Les saints de Glace sont issus d’une croyance populaire répandue dans toute l’Europe qui remonte au Haut Moyen Âge: les 11, 12 et 13 mai, dates des fêtes de trois saints : saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, une poignée de jours entre fin avril et fin mai où le froid peut revenir, discret mais tranchant, brûler les jeunes pousses et gâcher des mois de travail. Ils ne sont en rien une superstition, mais l’observation tranquille de ceux qui vivent au rythme des saisons, génération après génération depuis des lustres.
» Ils font à eux trois un petit hiver », murmure le dicton
Mais, la vraie prudence paysanne ne s’arrête pas là. Il faut attendre la Saint-Urbain, le 25 mai, ce saint patron des vignerons qui, selon la sagesse populaire, « tient tous les saints de glace dans sa main «
Pour tout savoir sur les Saints de glace:
À bientôt ! ❄️💧